C’est toujours étonnant de constater combien la vie nous ramène, tôt ou tard, à nous-mêmes.
Même lorsque nos obligations, notre travail, nos proches semblent nous entraîner dans un mouvement inverse.
Nous sommes invités à nous réaliser, à choisir, à décider, à agir, à concrétiser, à avoir un avis sur les choses.
C’est comme un train – ou un avion – dans lequel nous sommes montés par élan de vivre, par envie d’explorer, de sortir de notre condition pour aller vers un ailleurs.
Il y a en nous une soif d’avancer, de dévorer la vie.
Une nécessité de nous autonomiser.
Un appel profond à exister pleinement.
Et pourtant…
Ce mouvement inverse qui parfois nous ralentit, nous confronte au doute, nous donne le sentiment de l’échec ou de la frustration, ne serait-il pas là, lui aussi, pour nous servir ?
Ce rendez-vous manqué, ce projet qui n’aboutit pas, ces personnes qui s’éloignent.
Et si ces détours étaient une invitation à redécouvrir la vie autrement ?
À ralentir.
À combler certains manques.
À regarder différemment.
À revenir à l’essentiel.
À choisir, mais cette fois, plus consciemment.
Ne plus être « comme le monde ».
Mais être soi, dans ce monde.
Peut-être qu’au-delà de toutes nos adaptations, de toutes nos expériences, notre quête ultime est simplement celle-ci : revenir à nous-mêmes.
À la merveille de notre essence profonde.
À cette part intacte qui cherche le bonheur, non pas ailleurs, mais en cohérence avec qui nous sommes.
Alors gardons les yeux ouverts.
Cultivons la force intérieure.
Et la foi en cet amour de la vie qui nous traverse, même lorsque le chemin semble nous éloigner de nos attentes.
Car peut-être que chaque détour n’est qu’un retour déguisé vers la maison intérieure.
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